L’ART DE LA RETENUE
Certaines complications séduisent moins par leur démonstration que par leur discrétion, et, derrière un geste d’une apparente simplicité, elles révèlent une mécanique d’une remarquable sophistication.

Toutes les complications ne cherchent pas à multiplier les fonctions. Certaines séduisent au contraire par la manière dont elles simplifient leur utilisation. C’est précisément le parti pris de la Longines Master Collection Chrono Monopusher, qui remet au goût du jour une architecture emblématique de l’histoire horlogère. Ici, un unique poussoir intégré à la couronne suffit à commander le départ, l’arrêt et la remise à zéro du chronographe. Une solution aussi élégante que technique, héritée des premiers modèles développés par la marque dès 1911.
Cette réinterprétation prend place dans un boîtier en acier de 41mm de diamètre aux proportions équilibrées. Deux cadrans sont proposés, un opalin argenté rehaussé de chiffres arabes et d’aiguilles dorés qui lui confèrent un teint hâlé, ou un bleu glacé très pur associé à des détails rhodiés. Tous deux adoptent un décor grain d’orge, des compteurs azurés et une échelle pulsométrique autrefois utilisée par les médecins pour mesurer la fréquence cardiaque. L’ensemble est complété par un bracelet en cuir d’alligator brun ou anthracite doté d’une boucle déployante avec système de micro-ajustement.
Longines fait appel au calibre exclusif L799.5 à remontage manuel pour donner vie à ces affichages. Doté d’une roue à colonnes, d’un spiral en silicium et d’une réserve de marche de 68 heures, il est visible à travers le fond transparent en verre saphir. Avec cette nouvelle déclinaison au sein de la Master Collection, l’horloger de Saint-Imier démontre qu’une complication centenaire peut toujours charmer celles et ceux qui privilégient la fluidité du geste.
