UN CIEL À SOI
Une nuance suffit parfois à modifier notre perception d’une montre: plus qu’une couleur, cet azur vaporeux laisse entrer la lumière et transforme une complication réputée intimidante en une invitation à la contemplation.

Il y a dans certains cieux légèrement voilés une douceur particulière, lorsque des nuages filandreux semblent détremper le bleu sans toutefois lui faire perdre sa couleur, laissant simplement davantage d’espace à la lumière. C’est cette impression que procure le visage de l’Overseas Quantième Perpétuel Ultra-Plate présentée par Vacheron Constantin pour les 30 ans de la collection. Plus clair, moins intense et moins saturé que le marine habituel de la ligne, son nouvel azur change subtilement de nuance selon l’éclairage. Une douceur visuelle qui désamorce presque ce que la complication pourrait avoir d’intimidant.
Sous cette apparente sérénité, le cadran laqué orchestre pourtant une multitude d’informations. Jour de la semaine, date et mois occupent trois compteurs tandis que l’indication des années bissextiles se glisse à 12h et que la phase de lune s’installe à 6h, son disque reprenant la teinte du visage. Façonnée en or blanc, la boîte de 41.5mm de diamètre ne mesure que 8.1mm d’épaisseur et se prolonge par un bracelet intégré dans le même métal, auquel peuvent se substituer deux liens en caoutchouc blanc ou blue jean grâce au système d’interchangeabilité sans outil.

Derrière cette complexité devenue accueillante œuvre le calibre automatique 1120 QP/1, un mouvement de seulement 4.05mm d’épaisseur composé de 276 éléments. Son quantième perpétuel tient compte des mois de 28, 30 ou 31 jours ainsi que du cycle des années bissextiles et ne nécessitera aucune correction avant 2100. Visible à travers le fond en verre saphir, il révèle notamment une masse oscillante en or 22 carats gravée d’une rose des vents. Limitée à 200 exemplaires, cette édition anniversaire conserve ainsi toute la sophistication mécanique de la complication, derrière un ciel délavé qui laisse le regard respirer.
