MB&F – LM1 FINAL EDITION

mb&f m1 final edition

LA FIN D’UN REGNE

“Partir en beauté“ après un dernier adieu à la foule: six ans après avoir avoir conquis le coeur de son public, la Legacy Machine 1 cède sa place au sein de la collection horlogère de MB&F pour de nouvelles créations.

En 2011, alors que je fais mes premiers pas dans la presse horlogère, je rencontre pour la première fois Charris Yadigaroglou, le responsable de la communication de MB&F, qui me présente avec son sourire chaleureux la nouvelle création de la marque. Baptisée Legacy Machine 1 (LM1, pour les intimes), cette pièce est totalement différente des modèles que l’on retrouve habituellement dans la collection HM. Au contraire, face à ses aînées très travaillées voire un peu loufoques – en toute affection! –, la LM1 passe pour une petite sœur sage et timide, mais dotée d’une sacrée personnalité quand on la découvre. Nous sommes donc en 2011 et c’est à ce moment-là, à cause de la première version de la LM1, que je tombe éperdument amoureuse de MB&F. Avec le temps, mon amour grandit et s’étend à tous les modèles signés par la marque genevoise dont les éditions déclinées de cette montre fabuleuse parmi lesquelles la LM2 et la LM Perpetual mais je conserve une affection particulière pour la Legacy Machine 1.

En 2017, en présence de Maximilian Büsser, le fondateur de MB&F, Charris Yadigaroglou me présente une nouvelle version de la LM1 tout en me précisant que c’est la dernière, que la collection se termine avec cette pièce prénommée en toute logique LM1 Final Edition, qu’après cette pièce-là, il n’y en aura plus… Même si je comprends parfaitement le “motif“, même si j’ai fait des études en marketing, même si je sais que tout a un début mais aussi une fin, ça me fend le cœur. Voilà, je tiens dans la main ce dernier bijou et je me sens triste. Elle est belle, tellement belle. On frôle la tragédie grecque mais je me retiens.

mb&f m1 final edition closeup

Reprenant les codes esthétiques propres à sa famille, la LM1 Final Edition se distingue néanmoins de la version d’origine par la forme de son pont de balancier. En effet, les deux arches en acier poli qui naissent à 12h et soutiennent dans les airs le balancier à la manière de deux poutres métalliques présentent désormais des courbes arrondies, ergonomiques. La fréquence douce du balancier oscillant à 18’000 alternances par heure, soit 2.5Hz, permet d’observer cette danse rythmée que protège un dôme en verre saphir.

Sur un disque habillé d’une teinte chocolat noir et gravé de sillons dont la forme concave rappellent les lignes zébrées des coquilles de nautiles (Côtes de Genève) sont installés deux cadrans. Chanfreinés de métal poli et laqué d’un blanc translucide, ils présentent deux zones horaires indépendantes, chacune possédant sa propre couronne de réglage. Les deux tours d’heures se composent de chiffres romains noirs que survolent un couple d’aiguille bleuies. Les informations sur le disque de gauche, à 9h, se règlent via la couronne placée à 8h tandis que les aiguilles du disque à 3h sont commandées par une couronne à 4h qui fait également office de remontoir. A 6h figure l’indicateur de réserve de marche vertical dont l’esthétique s’apparente à deux défenses en métal dressées vers le ciel (mais j’ai sans doute une imagination débordante…).

Le boîtier en acier de cette édition limitée à 18 exemplaires mesure 44mm de diamètre pour 16mm d’épaisseur. Son fond muni d’un large hublot en verre saphir permet d’observer le cœur mécanique de la LM1 Final Edition, un mouvement à remontage manuel spécialement développé par Jean-François Mojon (Chronode) et Kari Voutilainen pour MB&F qui dispense 45 heures de réserve d’énergie.

Après un bouquet final majestueux, la LM1 peut enfin faire ses adieux.

Prix: 79’000 CHF mb&f.com

Par Sharmila Bertin

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