Ricardo Guadalupe, CEO Hublot : « Ferrari et le football demeurent nos partenariats les plus importants. »

HUBLOT
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Interview réalisé lors des Finali Mondiali qui se sont déroulées du 2 au 4 Novembre 2018 sur le célèbre circuit de Monza

Alain Carrier : Panerai et Girard-Perregaux ont produit par le passé des garde-temps estampillés Ferrari sans trop de réussite. Depuis 6 ans, le partenariat d’Hublot avec Ferrari rencontre un succès sans précédent. Qu’est-ce qui a fait la différence ?

Ricardo Guadalupe : Il y a plusieurs paramètres. L’un d’eux est que chez Hublot, nous n’avons pas fait que des montres. Nous avons activé ce partenariat à tous les niveaux et dans tous les domaines où Ferrari est présent. Nous sommes ainsi avec eux en Formule 1. Nous sommes aussi présents chez les revendeurs à travers le monde. Chaque concession dispose d’une horloge Hublot ou d’une vitrine avec un produit Hublot. Nous sommes de même présents sur tous les événements organisés par Ferrari. Plus de 200 par an ! Cela va des 60 ans de la présence de la marque aux États-Unis aux 30 ans en Chine. On collabore par ailleurs avec de nombreux clubs Ferrari.

Nous travaillons également avec les équipes sur les produits. Tous les designs ont été effectués avec le team Ferrari sous la direction de Flavio Manzoni. Au final, nous avons réussi là où les autres ont échoué : vendre des montres Hublot – Ferrari aux propriétaires des voitures Ferrari.

Tous ces paramètres ont permis le succès de notre collaboration. C’est pour cette raison que notre partenariat a été renouvelé et se poursuit.

Alain Carrier  : La TechFrame est un garde-temps exclusif avec un tourbillon, réalisé en carbone, en titane et en or. Allez-vous sortir ce modèle sans tourbillon pour toucher un plus grand public ?

Ricardo Guadalupe : C’est un produit que nous avons travaillé pour commémorer les 70 ans de Ferrari et c’est une montre qui ne rentre dans aucune de nos collections. Pour une marque horlogère, il est important de garder ses lignes iconiques. Pour nous, nos deux piliers restent Big Bang et Classic Fusion. Big Bang est un produit très typé avec une forte identité ; Classic Fusion est un peu plus « sage » et représente plus l’accès à la marque Hublot. Venir avec une troisième ligne, c’est compliqué.

La TechFrame reste une opération ponctuelle qui a rencontré un succès commercial malgré son positionnement très haut de gamme avec la présence d’un chronographe tourbillon.

L’année prochaine sera les 90 ans de la Scuderia Ferrari donc du team Formule 1. On envisage de présenter quelque chose de totalement nouveau.

Des opérations ponctuelles avec des modèles très particuliers au niveau du style et au niveau du design restent intéressantes dans le futur.

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Alain Carrier  : Entre le football et l’automobile, quel secteur est le plus attractif pour Hublot ?

Ricardo Guadalupe : C’est difficile à dire mais avec Ferrari on peut le voir concrètement puisqu’on crée des modèles Ferrari et on voit ce que l’on vend. Concernant le football, on ne peut pas faire ce même rapport parce que ce sport est plus utilisé pour faire connaître la marque. Durant la coupe du monde cette année en Russie, nous avons eu vingt minutes de visibilité grâce au panneau tenu par le quatrième arbitre lors des changements de joueurs et de l’annonce des temps additionnels. Vingt minutes de visibilité, c’est énorme car on touche des milliards de personnes. Si une personne sait que Hublot est une marque de montre, c’est déjà positif.

Bien sûr tout le monde ne peut pas s’offrir une Hublot mais là, l’approche est totalement différente. L’objectif est de permettre à Hublot d’être connue à travers le monde et d’en faire une marque qui fait rêver. On parle aux jeunes à travers le foot. Si certains réussissent dans leur vie, peut-être dans cinq ans ou dans dix ans, ils vont désirer acheter une Hublot. Le football est un vecteur de communication axé sur le prestige, idéal pour cibler sur des clients potentiels.

Au final, pour Hublot, les deux univers, le football et l’automobile, se complètent très bien.

Alain Carrier  : Êtes-vous démarché par d’autres sport pour devenir leur sponsor ?

Ricardo Guadalupe : Bien sûr ! Nous sommes souvent approchés mais nous avons fait des choix. Nous conservons nos deux fondamentaux le football et Ferrari, dans lesquels nous réalisons quasiment les deux tiers de nos investissements en sponsoring. Nous avons toutefois des relations dans d’autres univers avec lesquels nous aimons travailler comme celui de la musique à travers Depeche Mode et le virtuose Lang Lang ou encore avec Nicky Jam, une icône moderne du reggaeton aux États-Unis et en Amérique latine. Hublot a aussi des partenariats dans le monde de l’art ou le lifestyle avec les collaborations avec Richard Orlinski, Berluti et Italia Independente. Cependant, Ferrari et le football demeurent nos partenariats les plus importants.

www.hublot.com

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