LE TEMPS À DÉCOUVERT
Entre transparence mécanique et artisanat d’art, cette montre à répétition minutes dévoile ses rouages comme un paysage vivant où le temps circule avec grâce sous le cristal.

Placée sous le signe du Cheval de Feu, l’année 2026 trouve un écho naturel chez Hermès, dont l’univers équestre abreuve l’horlogerie depuis des décennies. Présentée lors du salon Watches and Wonders, l’Arceau Samarcande explore cette filiation avec une approche à la fois mécanique et poétique, où le temps semble moins indiqué qu’insufflé.
Dans cette interprétation ajourée, la matière s’efface au profit du mouvement. Le cadran en cristal façonné par Saint-Louis, proposé en bleu ou blanc, dessine une tête de cheval stylisée qui dévoile l’architecture du calibre manufacture H1927. La découpe s’étire sur la droite du cadran, accompagnée de chiffres arabes italiques et d’une minuterie perlée, tandis qu’une vis bleuie compose l’œil de l’animal. À travers cette ouverture apparaît la mécanique du mouvement automatique 3hz qui est remonté par un rotor décoré du motif du Duc attelé et délivre une réserve de marche de 48 heures.
Mais la véritable singularité de cette pièce réside dans sa répétition minutes. Les marteaux, visibles au dos grâce à un fond saphir, animent un ballet mécanique ponctué de deux chevaux en miroir, transformant le passage des heures en une vibration sonore presque intime. Logée dans le boîtier Arceau imaginé par Henri d’Origny en 1978, ici proposé en 38mm de diamètre en gris ou rose, la montre peut être soulignée de diamants sur la lunette voire border la silhouette du cheval. Des bracelets en alligator, Barénia, Swift ou Athéna complètent cette composition où transparence, artisanat et haute mécanique dialoguent avec délicatesse.

